Merci la Mode !

Campagne "merci la mode !".
Pour une mode non violente, sans fourrure animale.

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Bouchra Jarrar : Pitié pour les animaux !

OBJET :  Rejoignez les signataires du Pacte pour une mode non violente

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Madame Jarrar,

Lors de votre dernière collection, vous avez choisi d’utiliser des fourrures véritables, notamment de blaireau. Nous souhaitons attirer votre attention sur l’aspect éthique du choix de prendre la fourrure d’un être sensible pour confectionner vos collections.

Le blaireau est une espèce menacée dans de nombreux pays d’Europe. Décimé par la chasse, il n’est pas juste de participer à ce jeu macabre. Pour trouver des blaireaux, la pratique du déterrage est utilisée :

Les déterreurs envoient des chiens dans le terrier et bouchent les entrées. Les chiens doivent acculer l’animal au fond du terrier pendant que les déterreurs creusent un trou. Ensuite, les animaux sauvages (blaireau, renard, ragondin) seront « arrachés » de leur terrier avec des pinces en fer, puis généralement tués à la dague.

L’animal souffre énormément : morsures par les chiens, combats violents, éventuels coups de pelles et pioches, capture brutale avec la pince métallique et mise à mort douloureuse à la dague.


En ce qui concerne les animaux d’élevage, lapins compris, le constat n’est pas mieux : les animaux sont confinés dans des cages pendant la durée de leur courte vie avant d’être gazés ou électrocutés.

Les élevages sont, de plus, extrêmement polluants. La concentration anormalement élevée d’animaux génère des tonnes de déjections et autres déchets riches en nitrates et autres substances nocives.

Les élevages propres n’existent pas, malgré le message que tente de faire passer l’industrie de la fourrure, et la fourrure sans souffrance est impossible.

La seule fourrure éthique reste la fourrure synthétique. Celle-ci, 20 fois moins polluante que celle issue d’élevages, propose des matières de grande qualité. Vous auriez sans aucun doute obtenu le même résultat esthétique avec des fourrures synthétiques « façon blaireau » .

A ce sujet la société Tissavel, maîtresse dans la fabrication de fourrure synthétique traitée de manière artisanale, est prête à fournir son savoir-faire.

L’intelligence humaine a ceci de remarquable qu’elle propose aujourd’hui de nombreuses alternatives efficaces afin de s’affranchir définitivement d’une exploitation cruelle du monde animal. Le monde de la mode, et plus particulièrement votre griffe, sortirait grandi de suivre le modèle de la créatrice Stella Mac Cartney qui propose une ligne féminine et glamour sans souffrance animale.

 

Par votre action, vous avez le pouvoir de rendre notre monde un peu moins violent. C’est pourquoi nous vous invitons à rejoindre dès maintenant les signataires de notre Pacte pour une mode non violente, en nous renvoyant le message joint signé. L’ensemble du monde de la protection animale en sera profondément reconnaissant.

Dans l’attente de votre retour.


Retourner à l’accueil : http://mercilamode2012.tumblr.com/

PPR dira t’il oui à une mode sans violence ?

Nous écrivons ce jour au DG du groupe PPR. N’hésitez pas de votre côté à re-envoyer cette lettre sur le formulaire du groupe PPR http://www.ppr.com/fr/contacts

Voici notre lettre :

OBJET : Votre engagement pour une mode sans fourrure animale

Monsieur le Président Directeur Général,

Dans un publi-communiqué en date du 17 février 2012 paru dans les pages du Figaro, vous faites état de bénéfices records pour l’année 2011. Félicitations !

- Chiffre d’affaire de 12.2 milliards d’euros en hausse de 11%

- Résultat opérationnel courant en croissance de 17%

- Résultat net part du groupe en progression de 26%

- Dividende par action de 3,50 Euros.

Parmi les fleurons de votre groupe, se trouvent de nombreuses marques faisant un usage intensif de fourrure animale, ou encore de cuirs exotiques.

Toutes ces fourrures, provenant d’animaux d’élevage, représentent une somme de souffrance colossale, et notre réseau d’associations de protection animale s’inquiète.

Vous le savez, il n’y a pas de fourrure sans mise à mort, pas d’élevages sans souffrances.

Ces derniers contreviennent toujours gravement aux besoins physiologiques des animaux, parmi lesquels : le besoin, pour le renard, de courir sur de nombreux kilomètres chaque jour ; pour les visons, l’environnement semi-aquatique et sa nature très sociable. Tous ces animaux vivent en cage et finissent gazés ou électrocutés.

Les reptiles, prisés pour la maroquinerie, sont eux prélevés sur leur milieu naturel, puis gonflés par l’introduction de tuyaux d’arrosages afin d’étaler au maximum leur peau.

Ce ne sont que quelques exemples d’une liste de pratiques cruelles de l’industrie de la fourrure.

Nous avons cependant le plaisir de trouver, dans votre groupe, Stella Mac Cartney. Comme vous le décrivez, la créatrice anglaise est très engagée dans l’écologie, refuse toute pièce animale au profit des matières synthétiques et écologiques. C’est un exemple sans équivalent dans le monde de la mode.

Vous accordez une grande importance à l’impact environnemental de votre activité. Pourquoi ne pas avoir un regard plus global, plus cohérent, en accordant également une place au respect et à l’éthique ? Votre bilan en serait toujours plus amélioré.

Il est aujourd’hui souhaitable de s’affranchir de l’utilisation de matières animales. Vous avez le pouvoir d’influer sur les marques prestigieuses de votre groupe pour que cesse la souffrance animale.

Nous pensons que cet engagement responsable, moderne, grandirait l’image du groupe PPR.

Merci de vous prononcer sur cette dimension éthique en nous retournant vos réflexions.

Au plaisir de vous lire,

Julie Lescieux Animavie, Réseau fédérateur au service des associations pour la cause animale.