Liste des billets comportant le tag animaux

Fourrure : des ventes en berne grâce à un hiver trop doux !

Cet hiver a été exceptionnellement doux en Chine et en Europe en ce qui concerne le temps mais aussi pour les animaux, puisque les ventes de fourrures ont fortement baissé. Malgré un optimisme de façade, les temps sont durs pour les fourreurs…

 Selon le site d’information canadien www.cbc.ca, l’hiver a été un des plus chaud de l’histoire en Chine, un des plus gros marché pour la fourrure. Les ventes ont donc chuté d’au moins 30 % déclare Merv Wisseman vice président d’une association de fourreur locale. Selon lui décembre et janvier ont été très « calme ». Un euphémisme venant d’une industrie passée maitresse dans l’art de trafiquer la réalité, ce qui laisse imaginer un flop de grande ampleur. Les prix de certaines peaux de renards colorés ont même chutées de 70% et le même scénario s’est reproduit également au Japon, en Corée et en Russie.

 Rappelons tout de même que d’autres matériaux existent et présentent des performances meilleures pour lutter contre le froid (textiles intelligents, matériaux hautement sophistiqués….voir la vidéo de cet article) tout en préservant de l’effet chien mouillé en cas de pluie…

Ideas that work

 La fourrure étant inutile, Il est peut être temps pour Merv Wiseman et sa clique de transformer son élevage en batterie en ferme pédagogique dans laquelle les animaux pourraient évoluer en semi liberté (leur remise en liberté étant sans doute impossible) …Ou d’ouvrir sa propre  usine de fausse fourrure ! 

Ce recul des ventes est une bonne nouvelle pour le respect du vivant.

Un manifeste pour une mode sans fourrure.

Les manifestes sont à la mode et c’est tant mieux !
Recours précieux du monde associatif pour tirer la sonnette d’alarme et poser les jalons nécessaires d’une société plus respectueuse, c’est au tour du monde de la mode d’être interpellé par des experts et des scientifiques, notamment sur son utilisation intensive de la fourrure animale.
9 personnalités s’associent au Réseau Animavie et à l’O.N.G Écologie sans Frontière dans le cadre de la campagne "merci la mode !" pour dénoncer un désastre éthique et écologique.
La fourrure, omniprésente dans les collections et dans le vestiaire urbain, a un impact direct sur la vie de 75 millions d’animaux, mais également sur l’environnement.
Pour dénoncer cela, des études sont citées et les aberrations du monde de la mode mises en lumière.
Pour que la pression des activités de la filière mode sur les animaux diminue, n’hésitez pas à diffuser ce manifeste et à évoquer ce sujet éthique.
image
http://media.wix.com/ugd/9b8b26_ce0e71c016064eddba4554e7631cb7c4.pdf

Déconstruire Canada Goose.

Derrière une « politique de la fourrure » qui se veut saine et éthique se cachent de nombreuses incohérences et contre-vérités.

Les arguments suivants ont été pris directement sur le site de la marque dans la rubrique « fur Policy » (notre politique de la fourrure / février 2012).

Canada Goose est une entreprise canadienne de vêtements plein air (outdoor) qui utilise de la fourrure de coyote en garniture de capuche.

Dans un effort visant à influencer le public, la marque a une « politique de la fourrure »

Malheureusement, les déclarations faites dans cette rubrique  ne sont pas de nature à éclairer le débat mais plutôt à désinformer le public dans le seul but d’entretenir un business lucratif.

Nous avons pris la liberté de décrypter cette « politique de la fourrure » point par point à partir de faits avérés et solides.

image

Les sympathisants de la cause animale décrivent des pièges en acier ou à mâchoire qui n’existent plus/ Les pièges de nos jours peuvent immobiliser les animaux avec peu ou pas de blessures.

Le fameux piège en question est encore légal dans chaque province et territoire du Canada et demeure largement utilisé en dépit de son interdiction dans de nombreux pays (dont l’UE et les états américains de la Floride, Rhode Island, New Jersey, Arizona) L’American Veterinary Association, et d’autres O.N.G s’opposent à ce type de piège. Alors que les pièges à mâchoires avec “dents” ont été interdits, tous les pièges à mâchoires ont la même intention: empêcher l’évasion d’un animal lorsqu’il se bat pour sa vie. De nombreux animaux meurent en essayant de se libérer, et subissent une perte de sang importante ou encore souffre de déshydratation ou d’hypothermie. Certains animaux désespérés se rongent le membre piégé pour s’échapper.

Les vidéo présentées par les associations montrent des coyotes et des renards semblant  lutter pour se libérer des pièges, alors qu’en fait c’est parce qu’ils ont été approchés par un être humain…

 Ceci est manifestement faux. Les  Animaux luttent parce qu’ils ont peur et ne veulent pas être retenus. Il n’y a pas de meilleur exemple que ce que montre le film, Crying Shame(1) Toutes les images ont été recueillies par un trappeur autorisé sur une ligne de piégeage au cours de la saison de piégeage avec des pièges encore en usage aujourd’hui Les animaux ont été filmés par des caméras automatiques – aucun homme ne s’approchait - et la réaction est la même.

image

La recherche montre que lorsque ces animaux savent qu’ils ne peuvent plus s’échapper, ils se placent généralement vers le bas et attendent tranquillement que le trappeur arrive. En outre, beaucoup de ces vidéos sont  anciennes  et montrent des méthodes qui ne sont plus utilisées.

Le bon sens réfute cette allégation. De telles affirmations sont absurdes. Les faits montrent que leur désir de se libérer est si fort que les animaux se cassent les dents et les os en tentant de s’échapper. Une fois de plus, nous vous invitons à visionner notre vidéo, Crying Shame… Si un animal piégé s’arrête de lutter, c’est parce qu’il est épuisé, affamé, déshydraté, ou est en train de mourir d’hémoragie, ou d’hypothermie.

Pour  Canada Goose, la fonctionnalité est primordiale. Notre utilisation de la fourrure a strictement un but fonctionnel. Nos vestes sont conçues pour être utilisées dans les endroits les plus froids du globe là où la peau du visage peut geler en un instant …. Nous avons appris des peuples autochtones du Nord du Canada ainsi que grâce à une importante étude menée par l’Université du Michigan qu’il existe trois types de fourrure véritable pour protéger les personnes contre les engelures.

Canada Goose aime à évoquer l’image d’épinal d’une recherche scientifique en randonnée le long de la toundra Arctique…. Donc, si Canada Goose  fait des manteaux uniquement pour les “endroits les plus froids du globe”, pourquoi sont-ils distribués partout de Toronto à Paris ou encore Londres et Milan ? 

La vérité est qu’avec près de 50 millions de dollars de ventes annuelles Canada Goose veut placer son produit dans la tendance de la mode et que l’argument chaleur est simplement un argument de vente. Reiss admet même qu’avec l’insigne sur le bras d’une veste Canada Goose  les gens pensent appartenir à un club… Reiss prétend que Canada Goose est la montre suisse du vêtement , ou la Land Rover des vêtements. En réalité Canada Goose est beaucoup plus proche d’un Hummer: excessif, irresponsable et  inutile.

En ce qui concerne cette fameuse «étude sur la fourrure », nous n’avons pu la trouver. Nous avons même contacté l’Université du Michigan, qui ne possède pas une telle étude dans ses dossiers. Canada Goose de son côté est incapable de fournir une telle référence pour ce dossier…

Dans ces environnements impitoyables, quand la vie est en jeu, la fourrure est non seulement le meilleur choix, mais le seul choix. Nous n’utilisons pas de fausses fourrures parce qu’elles ne permettent tout simplement pas de protéger du froid comme la fourrure de coyote réel.

(…) En dépit de ce que Canada Goose voudrait vous faire croire, les gens peuvent escalader des montagnes sans parkas décorées de fourrure. Beaucoup de marques concurrentes axées sur la performance technique choisissent d’utiliser des matériaux synthétiques (Arc’teryx, Mountain Equipment Coop, en Colombie, en Patagonie, Fjällräven, etc.) Et en dehors de la décoration en fourrure les parkas Canada Goose sont faites avec des matières synthétiques (polyester, nylon dont une grande partie est traitée avec du déperlant durable (DWR)). De plus, la grande majorité des gens ne vit même pas dans de tels climats où  la peau peut geler en un instant! La majorité de la population visée vit dans de grands centres urbains

image

La fourrure que nous utilisons est acquise par les moyens les plus humains et nous nous conformons aux directives du Conseil canadien de la fourrure qui régit l’utilisation de la fourrure dans notre pays.

Le Conseil canadien de la fourrure n’a aucune autorité légale au Canada. Il est tout simplement l’organe  marketing de l’industrie de la fourrure et en tant que tes, il représente les intérêts des fourreurs !

L’industrie de la fourrure est l’exemple parfait d’une industrie durable.

C’est probablement l’argument le plus souvent répété par Canada Goose en faveur de la fourrure, mais un rapide aperçu de la réalité du piégeage et de l’élevage pour la fourrure laissent peu de place au débat: l’industrie de la fourrure, n’est ni durable ni «verte».

Les pièges ne sont pas sélectifs, ce qui signifie que les espèces en danger se font prendre fréquemment.

En Janvier 2011, un trappeur du Manitoba a trouvé un fauve mort dans son piège posé pour prendre des coyotes). L’animal était répertorié dans la liste des espèces protégées et en vertu de la loi le trappeur eut à le signaler à la Conservation Manitoba.

La majorité du piégeage au Canada a lieu sur des terres appartenant au gouvernement fédéral si vaste (plus de 500 miles carrés) qu’il n’est pas possible de surveiller et de s’assurer de la sélectivité des pièges.

Circuler et patrouiller sur les terrains de chasse, ainsi que  transporter les cadavres d’animaux et relever le matériel de piégeage implique forcément de fortes pollutions, les trappeurs utilisant des automobiles et des motoneiges.

Le piégeage moderne repose en grande partie sur l’utilisation de combustibles fossiles.

80% des animaux tués pour leur fourrure proviennent de fermes à fourrure (Statistique Canada, 2010). Comme les autres formes de l’élevage industriel, il s’agit d’un processus destructeur pour l’environnement. Un rapport de 2011 sur l’élevage du vison, a révélé que la fourrure est une des industrie textile les plus polluante (utilisation des terres, participation au changement climatique, impact sur la couche d’ozone, pollution des sols et de l’eau, émissions toxiques )

Pour chaque kilogramme de fourrure de vison d’élevage, 110 kilogrammes de dioxyde de carbone sont produit.

Le gaspillage en ressources naturelles est immense : 1 Kilogramme de fourrure de vison représente 563 Kilogrammes d’aliments (céréale et viande)

image

Les fourrures utilisées sont abondantes. Absolument aucune espèce en voie de disparition n’est utilisée.

 Tout d’abord nous estimons qu’il ne suffit pas qu’une espèce soit menacée pour s’émouvoir de son sort, au contraire ! Les animaux ne sont pas de la ressource renouvelable, et encore moins des stocks, mais des êtres sensibles dotés de la capacité de souffrir. Cette vison de l’animal est donc terriblement réductrice.

De toute façon il serait contraire à la loi pour Canada Goose d’utiliser ces espèces menacées, donc Canada Goose n’a aucune raison de s’en féliciter. En revanche ils omettent de mentionner que les pièges sont aveugles, ce qui signifie que tout type d’animal (y compris les espèces en voie de disparition) peut se laisser prendre au piège. Les chiffres indiqués sont inquiétants. Par exemple, l’American Veterinary Medical Association rapporte que les «animaux non ciblés» (ou animaux déchets comme ils sont appelés par l’industrie) représentent jusqu’à 67% des captures totales. Certains estiment que pour chaque cible, jusqu’à 10 animaux-déchets sont tués. Incluant aussi bien des chiens et des chats, que des espèces en voie de disparition. (2)

Il est important de noter qu’il n’y a pratiquement aucune incitation pour les trappeurs de signaler les prises accessoires, surtout si ce sont des animaux en voie de disparition (ce qui pourrait entraîner une pénalisation) et il n’y a pratiquement aucun moyen de faire respecter les lois. Ainsi, Canada Goose et l’industrie dans son ensemble participe à la mort des espèces en voie de disparition (ainsi que des chats, des chiens et autres animaux non-ciblés.). Les pertes totales dues à une simple garniture de fourrure sur une capuche sont plus importantes que celles impliquant uniquement les  coyotes. (Pour plus d’informations sur les animaux non visés voir le lien 3)

Le Canada est le chef de file mondial de la recherche pour développer les systèmes de piégeage les moins cruels possibles et a investi plus de 20 millions de dollars dans cette recherche et son développement, en fournissant les bases scientifiques d’un  accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté qui a été signé par le Canada, l’Union européenne et la Russie. Seule la fourrure prise avec des méthodes qui répondent à ces normes internationales peut être produite au Canada. Les trappeurs au Canada ont une autorisation et ne peuvent pas renouveler leur permis sans prendre des cours pour apprendre à utiliser les nouvelles méthodes.

Tout d’abord il est anormal que 20 millions de dollars puissent être consacrés à améliorer les pièges plutôt que de développer des matières synthétiques ou alternatives performantes afin de remplacer la mise à mort de ces animaux…cela aurait été véritablement une démarche progressiste.

En 1995, l’Union européenne a adopté une interdiction progressive sur l’utilisation de pièges à mâchoires dans tous les pays membres, ainsi que l’interdiction de la fourrure provenant de n’importe quel pays utilisant encore de tels pièges. En réponse, le Canada menaça l’UE de sanctions économiques Malheureusement l’UE a cédé et exempté le Canada de cette interdiction, Le Canada, les Etats-Unis et la Russie ont souhaités à la place un « accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté» (ANIPSC). Cet accord fut fondé sur l’engagement de développer et d’utiliser seulement des méthodes dites  “humaines”, avec pour but d’aboutir à l’éventuelle interdiction totale…Malheureusement, cela changea très peu de choses à la réalité.

Les normes s’appliquent à 12 espèces d’animaux tués pour leur fourrure régulièrement (castor, le rat musqué, la loutre, la belette, la martre, le pékan, le raton laveur, le blaireau, le coyote, le loup, le lynx et le lynx roux).Absent de l’accord : les visons, les renards, et le carcajou. Bien que le piège à mâchoire d’acier ne soit plus permis, des versions modifiées de manière superficielle restent utilisées. Ceci est contraire à l’objet même de l’accord. À l’heure actuelle, les mêmes pièges qui ont été utilisés depuis 40 ans sont toujours autorisés, y compris les pièges, qui sont considérés comme inhumain, même par des groupes modérés…

Nous sommes fiers du fait qu’en soutenant cette industrie durable, nous soutenons également les communautés autochtones canadiennes du Nord et leurs modes de vie séculaires menacés.

Canada Goose et l’industrie de la fourrure en général, prétend aider les populations autochtones, mais en réalité, moins de 2% de la population autochtone du Canada sont impliqués dans la traite des fourrures. Les Trappeurs autochtones, en moyenne, gagnent moins de 400 $ par année, et ne reçoivent que 1% des profits de l’industrie canadienne de la fourrure * (15 Milliards de dollars en 2011)

Il s’agit tout au plus d’une activité d’appoint.

Au-delà de la simple information trompeuse: l’industrie de la fourrure s’est  toujours opposé aux efforts des indigènes pour étiqueter la fourrure avec la mention «piégé par des indigènes». Pourquoi? Parce que l’industrie ne souhaite pas que le public sache combien est faible la part de la production totale produite par les populations autochtones…

L’industrie continue de promouvoir le « mythe » que le piégeage est culturellement et économiquement propre aux Autochtones du Canada. (Pour plus d’informations sur le «piège indigène»  cliquez le lien 4)

Ces communautés sont  éthiques dans leur approche fondamentale de la chasse: Nous nous identifions fortement à leur système de valeurs et cet  engagement se répercute dans la façon dont nous faisons affaires: Canada Goose n’achète pas de fourrure d’élevages.

Au delà de l’aveu que la fourrure d’élevage n’est pas éthique (les marques utilisant la fourrure d’élevage, eux, affirment que trapper n’est pas éthique !)

Canada Gosse ne pourrait pas acheter de fourrure d’élevage même si elle le voulait, parce qu’il n’éxiste  aucune  ferme d’élevage de coyotes.

La  fourrure de coyote ne peut être obtenu qu’avec le piégeage. Canada Goose tourne le dos aux fermes à fourrure, comme si le piégeage était une meilleure option. Pourtant ils achètent leur fourrure dans des maisons de ventes qui vendent également de la fourrure d’élevage.

Malgré cette prise de position ferme Canada Goose n’a pas encore répondu au dilemme moral auquel ils doivent faire face en popularisant la tendance fourrure, il est inévitable que Canada Goose entretien les marchés parallèles comme celui de la fourrure de chien et chat (en provenance de Chine) encore malheureusement légal au Canada ou celui des renards d’élevage (certains concurrents utilisent de la fourrure d’élevage tel Moose Knuckles).

Concernant les Alternative à la vraie fourrure : Les avantages environnementaux d’un produit naturel sont évidents par rapport à l’utilisation de matières synthétiques qui sont parfois décrites comme éthiques

Alors que l’industrie de la fourrure aime à prétendre que la fourrure est naturelle, un aperçu rapide du traitement de la fourrure établit nettement que cette revendication est parfaitement  fausse. Le pelage de l’animal juste après sa mort est décollé puis traité chimiquement afin de retirer les restes de  peau ou de poils encore attachés. Parce que la fourrure serait naturellement biodégradable, chaque peau doit être “habillé” (argot pour l’industrie), afin de stabiliser les fibres de collagène ou les protéines, ce qui arrête le processus de dégradation (de pourrir). Ce processus repose en grande partie sur des produits chimiques toxiques, y compris le formaldéhyde et le chrome, qui sont répertoriés comme carcinogènes et sont par ailleurs toxique pour les humains. D’autres produits chimiques qui peuvent être utilisés ou émis dans les procédés de préparation et teinture et qui apparaissent sur une ou plusieurs liste gouvernementale américaine de produits chimiques toxiques comprennent l’aluminium, de l’ammoniac, le chlore, le chlorobenzène, le cuivre, l’éthylène glycol, le plomb, le méthanol, le naphtalène, l’acide sulfurique, le toluène et le zinc .

Le traitement de la fourrure est si intense que, selon Judith Eger, conservateur en chef des mammifères au sein du Département d’Histoire Naturelle du Musée royal de l’Ontario, les procédés de tannage, de teinture et de cisaillement font qu’il est presque impossible de déterminer de quelle espèce il s’agit tant les séquences génétiques sont endommagées. Enfin  n’oublions pas que les vestes Canada Goose, sont fabriquées avec les mêmes matières synthétiques qu’ils condamnent pourtant lorsqu’il s’agit de parler de fourrure synthétique ! (polyester, nylon et une grande partie est traitée avec un déparlant durable (DWR)).

De nombreuses associations font la promotion de la fourrure synthétique en oubliant l’impact de celle ci sur l’environnement.

Quel crédit peut on apporter à une telle allégation venant d’une marque qui utilise elle même des matières synthétiques pour ses blousons ?

La fourrure synthétique n’est peut être pas la meilleure solution, mais elle à tout de même le mérite d’épargner des vies animales ce qui est tout aussi indispensable que la préservation de l’environnement.

De plus l’utilisation de fourrure n’est pas indispensable : il n’y a pas à choisir entre fausse fourrure et vraie fourrure : un créateur a le choix de n’utiliser aucune fourrure. En revanche si cela apparaît véritablement indispensable pour le créateur, alors la fourrure synthétique est la seule option éthique.

N’oublions pas aussi que les élevages à fourrure ont une empreinte écologique bien plus forte que celle de la fourrure synthétique !

Nous choisissons le duvet, car il est, sans aucun doute, le meilleur isolant du monde … il fournit environ trois fois plus de chaleur qu’un matériau synthétique …

L’armée américaine, les Marine’s et autres forces spéciales sont donc prévenues ! Pourtant le “PrimaLoft” est une microfibre synthétique isolante qui a été développé à l’origine pour l’armée américaine pour sa grande résistance à l’eau. Aujourd’hui, “Primaloft” est le premier fournisseur de textile  isolant de l’armée américaine, les Marine’s et les forces spéciales. Quand il s’agit de l’efficacité thermique, “Primaloft” est une alternative efficace reconnue, alors que le duvet est un mauvais isolant dès qu’il est mouillé qui sèche très lentement.(5)

Nous continuons à chercher de nouvelles façons pour étendre notre partenariat avec le P.B.I (Polar Bears International ) et ainsi soutenir l’engagement important de l’organisation de la conservation mondiale de l’ours polaire et de son habitat.

Dani Reiss aime mentionner que Canada Goose est un soutien de Polar Bears International, un “groupe dédié à la conservation pour sauver les ours polaires” à travers “la recherche, l’éducation et l’action”. Reiss est en fait aussi le président du conseil d’administration (conflit d’intérêts ?), Et selon sa biographie, il a un engagement passionné pour les ours polaires, de l’extrême Nord, et la préservation de toutes les créatures sauvages et de l’habitat

Mais si Reiss est si profondément attachée à la préservation des ours polaires, pourquoi achète t’il ses peaux de coyote dans l’une des deux seules maisons de ventes Canadienne qui vend encore des peaux d’ours polaires (Fur Harvesters Auction dans le Nord Bay)?

Tout cela ressemble plus à une tentative pour donner une belle image éco responsable.

Conclusion :

Canada Goose  a dépensé beaucoup trop d’énergie à essayer de justifier et de légitimer son utilisation de la fourrure pour reculer aujourd’hui.

Par conséquent, le public doit s’attendre à ce que les campagnes marketing et la mise en place de relations publiques perdurent avec l’aide du conseil canadien de la fourrure.

Pourtant les alternatives à Canada Goose sont infinies! Pourquoi choisir un produit aussi controversé qui implique autant de souffrance animale et de pollution environnementale ? 

(faites le point sur les textiles polluants en lisant le lien 6) 

Si Canada Goose a réellement envie de devenir une marque éthique et moderne, nous lui demandons de sérieusement investir dans la recherche de matériaux non polluants et sans souffrance animale : c’est ce que fait la créatrice Stella Mc McCartney qui fait développer ses propres matières…c’est cela être vraiment éthique et écologique : la créatrice Britannique prend 4 fois plus de temps que les autres créateurs pour développer ses propres matériaux. Réduire son impact sur l’environnement sans cautionner la mort d’animaux est chez elle une donnée non – négociable, une exigence de chaque instant qui devrait inspirer tout l’univers de la mode et du textile.(7)

 

(1) http://www.youtube.com/watch?v=a9ibmOxF_dQ&feature=player_embedded

(2) http://www.wawataynews.ca/archive/all/2012/3/16/wolverine-trapped-pagwa_22549

(3) http://furtrimisatrap.com/the-cruelty-trap/

(4) http://furtrimisatrap.com/the-indigenous-trap/

(5) http://www.primaloft.com/fr/performance/home.html

(6) http://www.come4news.com/la-fourrure-joue-avec-le-faux-475486

 

(7) http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202565010985-stella-mccartney-impose-ses-valeurs-ecolos-dans-la-mode-539433.php

 Traduit, résumé et adapté à partir du site www.furtrimisatrap.com

retourner à l’accueil : http://mercilamode2012.tumblr.com/

(Source : )

8 énormités de la fourrure ou quand la filière se suicide elle même…

image

1 Comme le montre cette photo…des animaux sont tués pour faire des fourrures façon “fausse fourrure” ! Pour cela des colorants sont utilisés dont certains font parti des listes de molécules à risques ou cancérigènes tenues à jour par les ONG américaines

Le scandale orylag : pendant des années l’INRA a planché sur la création d’une race de lapin « spécial fourrure » pour servir la filière : quel budget pour une action inutile? Probablement des dizaines de millions d’euros tant le travail en recherche génétique est couteux. Cette somme aurait pu servir à la fourrure synthétique afin de se parfaire ou soutenir d’autres matières organiques, celles-ci devant à tout prix être développées et soutenues afin de se substituer à la souffrance animale.

Cela n’a pas semblé être une priorité.

image

(généticien évaluant le rendement de la fourrure d’un lapin orylag)

3 Selon Stéfany B, jeune créatrice d’Angoulême, la fourrure “c’est écologique” et ça “régule la faune” 

:-)

Elever artificiellement, en cage, et faire se reproduire, des millions d’animaux, dans un seul but marketing, pour finalement affirmer qu’on les empêche de détruire les espaces naturels…c’est un peu tordu non ?

4 « décomplexer » l’utilisation de la fourrure, la glisser en petites touches pour mieux la banaliser…enfin « Desaisonnaliser » la fourrure en l’imposant sur des maillots de bain ou des lunettes de soleil. Bien vu !

image

(grâce a ce genre d’article, la filière se suicide !)

5 La création d’un label OA, (origine assurée) gage de protection pour les animaux  et surtout label « écran » destiné à donner bonne conscience aux rédactrices de mode.

6 Les animaux déchets : plusieurs millions d’animaux dépecés ne sont pas retenus si les fourrures sont de mauvaises qualités : ils sont morts pour rien.

image

7 le synthétique décrié… plus c’est gros plus ça passe ! l’aspect petro-chimique est condamné par les fourreurs alors qu’ils utilisent eux même, dans leur travail comme dans leur vie, les produits issus de l’industrie petro-chimique : pneus de leur voiture, plastique de leur vêtement en nylon, plastique de leur casque d’ipod, composants de leur clavier d’ordinateur…bla bla bla…

En revanche le synthétique ou les matières organiques peuvent épargner de nombreuses vies animales.

Le mythe inuit …Très en vogue en ce moment. Il en reste quelques milliers : ceux-ci chassent et vivent de leur subsistance et utilisent les pelages. Ils peuvent en revendre une partie. En aucun cas cela ne peut justifier les milliers de fermes concentrationnaires d’animaux “dits” à fourrure.

 

Retourner à l’accueil : http://mercilamode2012.tumblr.com/

Bouchra Jarrar : Pitié pour les animaux !

OBJET :  Rejoignez les signataires du Pacte pour une mode non violente

image

Madame Jarrar,

Lors de votre dernière collection, vous avez choisi d’utiliser des fourrures véritables, notamment de blaireau. Nous souhaitons attirer votre attention sur l’aspect éthique du choix de prendre la fourrure d’un être sensible pour confectionner vos collections.

Le blaireau est une espèce menacée dans de nombreux pays d’Europe. Décimé par la chasse, il n’est pas juste de participer à ce jeu macabre. Pour trouver des blaireaux, la pratique du déterrage est utilisée :

Les déterreurs envoient des chiens dans le terrier et bouchent les entrées. Les chiens doivent acculer l’animal au fond du terrier pendant que les déterreurs creusent un trou. Ensuite, les animaux sauvages (blaireau, renard, ragondin) seront « arrachés » de leur terrier avec des pinces en fer, puis généralement tués à la dague.

L’animal souffre énormément : morsures par les chiens, combats violents, éventuels coups de pelles et pioches, capture brutale avec la pince métallique et mise à mort douloureuse à la dague.


En ce qui concerne les animaux d’élevage, lapins compris, le constat n’est pas mieux : les animaux sont confinés dans des cages pendant la durée de leur courte vie avant d’être gazés ou électrocutés.

Les élevages sont, de plus, extrêmement polluants. La concentration anormalement élevée d’animaux génère des tonnes de déjections et autres déchets riches en nitrates et autres substances nocives.

Les élevages propres n’existent pas, malgré le message que tente de faire passer l’industrie de la fourrure, et la fourrure sans souffrance est impossible.

La seule fourrure éthique reste la fourrure synthétique. Celle-ci, 20 fois moins polluante que celle issue d’élevages, propose des matières de grande qualité. Vous auriez sans aucun doute obtenu le même résultat esthétique avec des fourrures synthétiques « façon blaireau » .

A ce sujet la société Tissavel, maîtresse dans la fabrication de fourrure synthétique traitée de manière artisanale, est prête à fournir son savoir-faire.

L’intelligence humaine a ceci de remarquable qu’elle propose aujourd’hui de nombreuses alternatives efficaces afin de s’affranchir définitivement d’une exploitation cruelle du monde animal. Le monde de la mode, et plus particulièrement votre griffe, sortirait grandi de suivre le modèle de la créatrice Stella Mac Cartney qui propose une ligne féminine et glamour sans souffrance animale.

 

Par votre action, vous avez le pouvoir de rendre notre monde un peu moins violent. C’est pourquoi nous vous invitons à rejoindre dès maintenant les signataires de notre Pacte pour une mode non violente, en nous renvoyant le message joint signé. L’ensemble du monde de la protection animale en sera profondément reconnaissant.

Dans l’attente de votre retour.


Retourner à l’accueil : http://mercilamode2012.tumblr.com/

PPR dira t’il oui à une mode sans violence ?

Nous écrivons ce jour au DG du groupe PPR. N’hésitez pas de votre côté à re-envoyer cette lettre sur le formulaire du groupe PPR http://www.ppr.com/fr/contacts

Voici notre lettre :

OBJET : Votre engagement pour une mode sans fourrure animale

Monsieur le Président Directeur Général,

Dans un publi-communiqué en date du 17 février 2012 paru dans les pages du Figaro, vous faites état de bénéfices records pour l’année 2011. Félicitations !

- Chiffre d’affaire de 12.2 milliards d’euros en hausse de 11%

- Résultat opérationnel courant en croissance de 17%

- Résultat net part du groupe en progression de 26%

- Dividende par action de 3,50 Euros.

Parmi les fleurons de votre groupe, se trouvent de nombreuses marques faisant un usage intensif de fourrure animale, ou encore de cuirs exotiques.

Toutes ces fourrures, provenant d’animaux d’élevage, représentent une somme de souffrance colossale, et notre réseau d’associations de protection animale s’inquiète.

Vous le savez, il n’y a pas de fourrure sans mise à mort, pas d’élevages sans souffrances.

Ces derniers contreviennent toujours gravement aux besoins physiologiques des animaux, parmi lesquels : le besoin, pour le renard, de courir sur de nombreux kilomètres chaque jour ; pour les visons, l’environnement semi-aquatique et sa nature très sociable. Tous ces animaux vivent en cage et finissent gazés ou électrocutés.

Les reptiles, prisés pour la maroquinerie, sont eux prélevés sur leur milieu naturel, puis gonflés par l’introduction de tuyaux d’arrosages afin d’étaler au maximum leur peau.

Ce ne sont que quelques exemples d’une liste de pratiques cruelles de l’industrie de la fourrure.

Nous avons cependant le plaisir de trouver, dans votre groupe, Stella Mac Cartney. Comme vous le décrivez, la créatrice anglaise est très engagée dans l’écologie, refuse toute pièce animale au profit des matières synthétiques et écologiques. C’est un exemple sans équivalent dans le monde de la mode.

Vous accordez une grande importance à l’impact environnemental de votre activité. Pourquoi ne pas avoir un regard plus global, plus cohérent, en accordant également une place au respect et à l’éthique ? Votre bilan en serait toujours plus amélioré.

Il est aujourd’hui souhaitable de s’affranchir de l’utilisation de matières animales. Vous avez le pouvoir d’influer sur les marques prestigieuses de votre groupe pour que cesse la souffrance animale.

Nous pensons que cet engagement responsable, moderne, grandirait l’image du groupe PPR.

Merci de vous prononcer sur cette dimension éthique en nous retournant vos réflexions.

Au plaisir de vous lire,

Julie Lescieux Animavie, Réseau fédérateur au service des associations pour la cause animale.

l’écologie qui tue…

Il est déjà loin le temps ou les stylistes à la mode, armés de leurs plus jolies top models, paradaient au nom de l’association Peta, la SPA américaine, avec cet inoubliable slogan « plutôt à poil qu’en fourrure »
Les plus jeunes ne connaissent probablement pas ce grand mouvement éthique lancé au début des années 90…
Dans le cadre de ce qui était alors une grande prise de conscience généralisée et inédite, le petit monde strass et paillette de la fashion, reconnaissait enfin la souffrance des animaux à fourrure.
Il était de bon ton de proposer matières synthétiques en place du traditionnel manteau en vison de grand mamie ! Naomi Campbell, Cindy Crawford, entre autre super star du podium juraient alors leurs grands Dieux qu’on ne les y reprendrait plus !
Au placard donc, renard, vison, zibeline. Fin du premier Acte.
Une quinzaine d’années plus tard ou en sommes nous ?
à Paris et ailleurs la fourrure est omniprésente dans le vestiaire mode des jeunes citadins. cols en lynx, marmotte, loup…! rien n’est trop beau !
Après 10 ans d’ascencion, la fourrure est de retour.

L’écologie qui tue.
Après des années 90 catastrophiques, les fourreurs ont su réagir avec brio. Loin de rester les bras croisés ils ont organisés de très belles campagnes de communication ; en offrant des peaux toute prêtes à des jeunes créateurs désargentés, en habillant des it-girl peu regardantes et en séduisant les rédactrices de modes.
Une formidable leçon de marketing ! aujourd’hui le chiffre d’affaire de la fourrure serait en hausse de 10 % par an d’après la Fondation 30 Millions d’amis.
Ils ont revus les coupes, donnant un coup de vieux au cliché de la fourrure mémère.
déculpabilisée la fourrure !  on a vu même vu des maillots de bain en fourrure, des faux-cils en vison, ou des caches bouteilles en pelage animal.
l’ arme suprême des fourreurs : l’écologie détournée au service de l’ industrie ou comment utiliser un mouvement éthique de grande ampleur pour sauver une industrie.
le port du vison pour lutter contre la pollution ?

Sur le sîte de la féderation française de la fourrure l’accent est mis sur la préservation des espèces “Refuser l’élevage serait instaurer le néant là où existent des centaines d’espèces" est il précisé. Ainsi donc la seule option qui est proposée aux animaux est de disparaître ou bien de finir en manteau.
Dans le même esprit, une brochure “un point de vue éthique contre la fourrure” explique que celle-ci  est  non polluante et respectueuse de la nature.
Contrairement à la fourrure synthétique issue de la pétrochimie.
la fourrure naturelle est une ressource renouvelable, biodégradable, elle permet également une utilisation sur le long terme.
Une écologie bien gérée. Mais une écologie qui tue environ 56 millions d’animaux par an…

La saine éthique du Synthétique
Plus écolo la fourrure naturelle ? Pas sur…tout d’abord qui dit élevage dit déjections.
Celles ci abiment considérablement et durablement les sols, notamment avec de forts rejets en nitrate
De plus les émissions de C02 participent à l’effet de serre responsable du réchauffement climatique.
Enfin, comme le cuir, les fourrures sont traitées de manière chimique…voir même teintées avant d’être mise en vente.
L’écologie peut être facilement instrumentalisée. le débat entre fourrure naturelle et fourrure synthétique le prouve et cela est un réel danger.
En attendant certaines réalités fondamentales subsistent : pas de fourrure sans sacrifice animal ! et le végétarisme n’a rien à voir la dedans : les filières fourrure et  viande sont bien distinctes: On ne mange ni renard, ni vison ni marmotte à la cantine…