Un quatrième député interpelle le Ministère de l’écologie.

Alors que trois députés avaient déjà interpellé le Ministère de l’écologie sur la question de la fourrure ces six derniers mois, un nouveau parlementaire interroge le Ministère dans le cadre d’une question écrite (Mr Bernard Perrut dans la question n° 25973). Pour l’instant, toutes ces questions sont restées sans réponse. C’est pour cela qu’un courrier et qu’un dossier complet sont partis afin de demander la position claire de Madame Delphine Batho, Ministre de l’écologie.

Dans l’attente de la réponse, continuez à écrire à vos parlementaires car comme vous pouvez le constater, ça frémit à l’Assemblée.

Merci à tous !

 

Extrait de notre lettre :

« …Depuis près d’une année, notre campagne en faveur d’une mode non violente interpelle les parlementaires pour qu’enfin soit votée une loi interdisant l’élevage d’animaux pour leur fourrure. En ce sens, deux propositions de loi ont été rédigées et attendent d’être mises à l’ordre du jour par la commission concernée afin d’être débattues.

Nous insistons sur le fait que, malgré des directives européennes et autres réglementations , rien n’assure un quelconque bien-être animal. Pour produire de la fourrure il faut forcément garder en captivité des animaux (…)En 2010, un contrôle vétérinaire effectué pour l’émission 30 Millions d’amis à propos de visons élevés à Emagny, dans le Doubs, démontrait clairement la détresse des animaux (…)

A l’heure ou de nombreuses disciplines scientifiques comme l’éthologie reconnaissent pleinement le caractère sensible des animaux, il nous semble qu’il est temps d’épargner les animaux lorsque cela est si facilement possible.

Les professionnels de la mode ont, aujourd’hui, la possibilité de s’abstenir d’utiliser de la fourrure animale, ou encore d’utiliser les alternatives disponibles.

Rappelons également l’impact écologique important des fermes à fourrure (…)

Par ailleurs nous remarquons que trois questions écrites ont été posées sur la question de la fourrure mais que vous n’y avez toujours pas répondu. (Questions n° 24560 de Mr Véran, n° 21040 de Mr Buisine et n°13668 de Mr Loncle)

Nous souhaiterions donc connaître votre position sur le sujet.

Il nous semble qu’il appartient au Ministère de l’écologie d’assurer une évolution vers une mode plus éthique et respectueuse du bien-être animal et de l’environnement.

Nous comptons réellement sur votre soutien pour qu’enfin soit votée une loi assurant la transition »

 

 

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR STEPHANE FRATACCI PREFET DU DOUBS

Monsieur le Préfet.

Depuis de nombreuses années l’élevage de visons de la commune d’Emagny est vivement critiqué pour de nombreuses raisons.

La capacité globale d’élevage des animaux a été plusieurs fois largement dépassée.

Une partie de cet élevage est exploitée illégalement en toute impunité.

L’impact écologique néfaste sur l’environnement est parfaitement connu.

La Préfecture a déjà été sanctionnée plusieurs fois par le tribunal administratif pour avoir laissé perdurer un élevage non autorisé dont une partie est illégale.

De manière générale, l’impact environnemental généré par un élevage pouvant accueillir plus de 10 000 animaux peut être dangereux pour la salubrité publique, les sols et les cours d’eau.

Les élevages contribuent également au réchauffement climatique en participant pleinement aux émissions de gaz à effet de serre.

Les élevages représentent un gaspillage de ressources naturelles immense : pour obtenir 1Kg de fourrure de vison, il faut 563 Kg d’aliments protéinés et une grande quantité d’eau.

La production de fourrure animale représente la plus haute empreinte écologique dans la filière textile.

D’un point de vue éthique, les conditions d’incarcération des visons contreviennent de manière indéniable au bien être animal : enfermés à plusieurs dans des cages, les animaux ne peuvent satisfaire leurs besoins physiologiques élémentaires comme nager, creuser le sol, courir, tisser des liens sociaux avec d’autres congénères et surtout développent des comportements d’automatismes, d’auto-mutilation et d’agressivité envers leurs congénères du fait du stress créé par leurs conditions de détention.

Dans un pays qui se veut civilisé, plus rien n’excuse que perdure une telle industrie : nous savons tous que le monde de la mode peut utiliser les matières alternatives synthétiques avec les mêmes résultats.

Nous vous informons que de nombreux députés ont signé deux textes de propositions de loi dont le but est de freiner puis de stopper l’industrie de la fourrure et de développer les filières alternatives.

Notre association, en campagne pour une mode sans fourrure, ainsi que l’ensemble des sympathisants écologistes, vous demandons, Monsieur le Préfet, de faire cesser cet élevage pour des raisons éthiques et écologiques. Cette mesure progressiste honorerait l’ensemble de votre commune.

Un nouveau Député français interpelle le Ministère de l’écologie sur la fourrure !

Il y a véritablement un frémissement que se fait sentir à l’Assemblée Nationale et c’est tant mieux !

Après François Loncle en décembre dernier puis Jean-Claude Buisine au mois de mars, c’est au tour d’Olivier Véran de s’adresser au Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie dans le cadre d’une question écrite publiée au Journal Officiel le 23 avril.

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A chaque fois il est rappelé l’urgence de limiter et même de stopper ce commerce morbide.

L’argumentation habituellement développée est tellement riche en références (et en bon sens) qu’il n’est plus utile  de la répéter : animaux en détresse, écologie dégradée, alternatives de qualité disponibles mais ignorées

Nous remarquons surtout que les problèmes environnementaux soulevés par de tels élevages(1) sont enfin connus et reconnus par nos parlementaires, et nous sommes heureux de leur avoir fourni depuis de nombreux mois les éléments d’experts dénonçant de tels dégâts. Une réalité bien souvent occultée par l’industrie de la fourrure qui se voudrait 100% green…mais cela restera un rêve !

Un exemple parmi beaucoup d’autre : En Europe du nord, les millions de tonnes de poissons péchés pour nourrir les millions de renards d’élevage participent directement à la surpêche en mer Baltique nuisant gravement aux conditions de vies des marsouins.

En Finlande, Jusqu’à la moitié de la production annuelle de harengs serait captée par la filière fourrure(2)…

Une chaine de réaction écologiquement dramatique que nous avons dénoncé auprès de Jean-Jacques Candelier, cet autre Député qui a également posé plusieurs questions écrites aux ministères concernés sur des sujets  de bien être animal…Nous l’avons donc contacté cette semaine afin qu’il soutienne les deux propositions de lois rédigées ces derniers mois contre la fourrure.

Le point sur les Propositions de loi.

La proposition de loi Foulon est inscrite sur le site de l’Assemblée Nationale. Elle est co-signée par plus d’une dizaine de Députés…

Celle de Lionel Luca n’est pas encore inscrite.

Il faut donc contacter vos députés et leur demander de faire inscrire ces deux propositions de loi à l’ordre du jour de la commission concernée afin qu’elles aient la possibilité de connaître un avenir.

N’hésitez pas à les contacter encore et encore….Nous devons sauver ces animaux(3)

(1) http://www.lematin.ch/sante/environnement/Les-services-secrets-predisent-l-enfer-pour-2030/story/20903589

(2) http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-13668QE.htm

(3) https://www.facebook.com/events/539469786093758/

 

 

Déconstruire Canada Goose.

Derrière une « politique de la fourrure » qui se veut saine et éthique se cachent de nombreuses incohérences et contre-vérités.

Les arguments suivants ont été pris directement sur le site de la marque dans la rubrique « fur Policy » (notre politique de la fourrure / février 2012).

Canada Goose est une entreprise canadienne de vêtements plein air (outdoor) qui utilise de la fourrure de coyote en garniture de capuche.

Dans un effort visant à influencer le public, la marque a une « politique de la fourrure »

Malheureusement, les déclarations faites dans cette rubrique  ne sont pas de nature à éclairer le débat mais plutôt à désinformer le public dans le seul but d’entretenir un business lucratif.

Nous avons pris la liberté de décrypter cette « politique de la fourrure » point par point à partir de faits avérés et solides.

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Les sympathisants de la cause animale décrivent des pièges en acier ou à mâchoire qui n’existent plus/ Les pièges de nos jours peuvent immobiliser les animaux avec peu ou pas de blessures.

Le fameux piège en question est encore légal dans chaque province et territoire du Canada et demeure largement utilisé en dépit de son interdiction dans de nombreux pays (dont l’UE et les états américains de la Floride, Rhode Island, New Jersey, Arizona) L’American Veterinary Association, et d’autres O.N.G s’opposent à ce type de piège. Alors que les pièges à mâchoires avec “dents” ont été interdits, tous les pièges à mâchoires ont la même intention: empêcher l’évasion d’un animal lorsqu’il se bat pour sa vie. De nombreux animaux meurent en essayant de se libérer, et subissent une perte de sang importante ou encore souffre de déshydratation ou d’hypothermie. Certains animaux désespérés se rongent le membre piégé pour s’échapper.

Les vidéo présentées par les associations montrent des coyotes et des renards semblant  lutter pour se libérer des pièges, alors qu’en fait c’est parce qu’ils ont été approchés par un être humain…

 Ceci est manifestement faux. Les  Animaux luttent parce qu’ils ont peur et ne veulent pas être retenus. Il n’y a pas de meilleur exemple que ce que montre le film, Crying Shame(1) Toutes les images ont été recueillies par un trappeur autorisé sur une ligne de piégeage au cours de la saison de piégeage avec des pièges encore en usage aujourd’hui Les animaux ont été filmés par des caméras automatiques – aucun homme ne s’approchait - et la réaction est la même.

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La recherche montre que lorsque ces animaux savent qu’ils ne peuvent plus s’échapper, ils se placent généralement vers le bas et attendent tranquillement que le trappeur arrive. En outre, beaucoup de ces vidéos sont  anciennes  et montrent des méthodes qui ne sont plus utilisées.

Le bon sens réfute cette allégation. De telles affirmations sont absurdes. Les faits montrent que leur désir de se libérer est si fort que les animaux se cassent les dents et les os en tentant de s’échapper. Une fois de plus, nous vous invitons à visionner notre vidéo, Crying Shame… Si un animal piégé s’arrête de lutter, c’est parce qu’il est épuisé, affamé, déshydraté, ou est en train de mourir d’hémoragie, ou d’hypothermie.

Pour  Canada Goose, la fonctionnalité est primordiale. Notre utilisation de la fourrure a strictement un but fonctionnel. Nos vestes sont conçues pour être utilisées dans les endroits les plus froids du globe là où la peau du visage peut geler en un instant …. Nous avons appris des peuples autochtones du Nord du Canada ainsi que grâce à une importante étude menée par l’Université du Michigan qu’il existe trois types de fourrure véritable pour protéger les personnes contre les engelures.

Canada Goose aime à évoquer l’image d’épinal d’une recherche scientifique en randonnée le long de la toundra Arctique…. Donc, si Canada Goose  fait des manteaux uniquement pour les “endroits les plus froids du globe”, pourquoi sont-ils distribués partout de Toronto à Paris ou encore Londres et Milan ? 

La vérité est qu’avec près de 50 millions de dollars de ventes annuelles Canada Goose veut placer son produit dans la tendance de la mode et que l’argument chaleur est simplement un argument de vente. Reiss admet même qu’avec l’insigne sur le bras d’une veste Canada Goose  les gens pensent appartenir à un club… Reiss prétend que Canada Goose est la montre suisse du vêtement , ou la Land Rover des vêtements. En réalité Canada Goose est beaucoup plus proche d’un Hummer: excessif, irresponsable et  inutile.

En ce qui concerne cette fameuse «étude sur la fourrure », nous n’avons pu la trouver. Nous avons même contacté l’Université du Michigan, qui ne possède pas une telle étude dans ses dossiers. Canada Goose de son côté est incapable de fournir une telle référence pour ce dossier…

Dans ces environnements impitoyables, quand la vie est en jeu, la fourrure est non seulement le meilleur choix, mais le seul choix. Nous n’utilisons pas de fausses fourrures parce qu’elles ne permettent tout simplement pas de protéger du froid comme la fourrure de coyote réel.

(…) En dépit de ce que Canada Goose voudrait vous faire croire, les gens peuvent escalader des montagnes sans parkas décorées de fourrure. Beaucoup de marques concurrentes axées sur la performance technique choisissent d’utiliser des matériaux synthétiques (Arc’teryx, Mountain Equipment Coop, en Colombie, en Patagonie, Fjällräven, etc.) Et en dehors de la décoration en fourrure les parkas Canada Goose sont faites avec des matières synthétiques (polyester, nylon dont une grande partie est traitée avec du déperlant durable (DWR)). De plus, la grande majorité des gens ne vit même pas dans de tels climats où  la peau peut geler en un instant! La majorité de la population visée vit dans de grands centres urbains

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La fourrure que nous utilisons est acquise par les moyens les plus humains et nous nous conformons aux directives du Conseil canadien de la fourrure qui régit l’utilisation de la fourrure dans notre pays.

Le Conseil canadien de la fourrure n’a aucune autorité légale au Canada. Il est tout simplement l’organe  marketing de l’industrie de la fourrure et en tant que tes, il représente les intérêts des fourreurs !

L’industrie de la fourrure est l’exemple parfait d’une industrie durable.

C’est probablement l’argument le plus souvent répété par Canada Goose en faveur de la fourrure, mais un rapide aperçu de la réalité du piégeage et de l’élevage pour la fourrure laissent peu de place au débat: l’industrie de la fourrure, n’est ni durable ni «verte».

Les pièges ne sont pas sélectifs, ce qui signifie que les espèces en danger se font prendre fréquemment.

En Janvier 2011, un trappeur du Manitoba a trouvé un fauve mort dans son piège posé pour prendre des coyotes). L’animal était répertorié dans la liste des espèces protégées et en vertu de la loi le trappeur eut à le signaler à la Conservation Manitoba.

La majorité du piégeage au Canada a lieu sur des terres appartenant au gouvernement fédéral si vaste (plus de 500 miles carrés) qu’il n’est pas possible de surveiller et de s’assurer de la sélectivité des pièges.

Circuler et patrouiller sur les terrains de chasse, ainsi que  transporter les cadavres d’animaux et relever le matériel de piégeage implique forcément de fortes pollutions, les trappeurs utilisant des automobiles et des motoneiges.

Le piégeage moderne repose en grande partie sur l’utilisation de combustibles fossiles.

80% des animaux tués pour leur fourrure proviennent de fermes à fourrure (Statistique Canada, 2010). Comme les autres formes de l’élevage industriel, il s’agit d’un processus destructeur pour l’environnement. Un rapport de 2011 sur l’élevage du vison, a révélé que la fourrure est une des industrie textile les plus polluante (utilisation des terres, participation au changement climatique, impact sur la couche d’ozone, pollution des sols et de l’eau, émissions toxiques )

Pour chaque kilogramme de fourrure de vison d’élevage, 110 kilogrammes de dioxyde de carbone sont produit.

Le gaspillage en ressources naturelles est immense : 1 Kilogramme de fourrure de vison représente 563 Kilogrammes d’aliments (céréale et viande)

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Les fourrures utilisées sont abondantes. Absolument aucune espèce en voie de disparition n’est utilisée.

 Tout d’abord nous estimons qu’il ne suffit pas qu’une espèce soit menacée pour s’émouvoir de son sort, au contraire ! Les animaux ne sont pas de la ressource renouvelable, et encore moins des stocks, mais des êtres sensibles dotés de la capacité de souffrir. Cette vison de l’animal est donc terriblement réductrice.

De toute façon il serait contraire à la loi pour Canada Goose d’utiliser ces espèces menacées, donc Canada Goose n’a aucune raison de s’en féliciter. En revanche ils omettent de mentionner que les pièges sont aveugles, ce qui signifie que tout type d’animal (y compris les espèces en voie de disparition) peut se laisser prendre au piège. Les chiffres indiqués sont inquiétants. Par exemple, l’American Veterinary Medical Association rapporte que les «animaux non ciblés» (ou animaux déchets comme ils sont appelés par l’industrie) représentent jusqu’à 67% des captures totales. Certains estiment que pour chaque cible, jusqu’à 10 animaux-déchets sont tués. Incluant aussi bien des chiens et des chats, que des espèces en voie de disparition. (2)

Il est important de noter qu’il n’y a pratiquement aucune incitation pour les trappeurs de signaler les prises accessoires, surtout si ce sont des animaux en voie de disparition (ce qui pourrait entraîner une pénalisation) et il n’y a pratiquement aucun moyen de faire respecter les lois. Ainsi, Canada Goose et l’industrie dans son ensemble participe à la mort des espèces en voie de disparition (ainsi que des chats, des chiens et autres animaux non-ciblés.). Les pertes totales dues à une simple garniture de fourrure sur une capuche sont plus importantes que celles impliquant uniquement les  coyotes. (Pour plus d’informations sur les animaux non visés voir le lien 3)

Le Canada est le chef de file mondial de la recherche pour développer les systèmes de piégeage les moins cruels possibles et a investi plus de 20 millions de dollars dans cette recherche et son développement, en fournissant les bases scientifiques d’un  accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté qui a été signé par le Canada, l’Union européenne et la Russie. Seule la fourrure prise avec des méthodes qui répondent à ces normes internationales peut être produite au Canada. Les trappeurs au Canada ont une autorisation et ne peuvent pas renouveler leur permis sans prendre des cours pour apprendre à utiliser les nouvelles méthodes.

Tout d’abord il est anormal que 20 millions de dollars puissent être consacrés à améliorer les pièges plutôt que de développer des matières synthétiques ou alternatives performantes afin de remplacer la mise à mort de ces animaux…cela aurait été véritablement une démarche progressiste.

En 1995, l’Union européenne a adopté une interdiction progressive sur l’utilisation de pièges à mâchoires dans tous les pays membres, ainsi que l’interdiction de la fourrure provenant de n’importe quel pays utilisant encore de tels pièges. En réponse, le Canada menaça l’UE de sanctions économiques Malheureusement l’UE a cédé et exempté le Canada de cette interdiction, Le Canada, les Etats-Unis et la Russie ont souhaités à la place un « accord sur les normes internationales de piégeage sans cruauté» (ANIPSC). Cet accord fut fondé sur l’engagement de développer et d’utiliser seulement des méthodes dites  “humaines”, avec pour but d’aboutir à l’éventuelle interdiction totale…Malheureusement, cela changea très peu de choses à la réalité.

Les normes s’appliquent à 12 espèces d’animaux tués pour leur fourrure régulièrement (castor, le rat musqué, la loutre, la belette, la martre, le pékan, le raton laveur, le blaireau, le coyote, le loup, le lynx et le lynx roux).Absent de l’accord : les visons, les renards, et le carcajou. Bien que le piège à mâchoire d’acier ne soit plus permis, des versions modifiées de manière superficielle restent utilisées. Ceci est contraire à l’objet même de l’accord. À l’heure actuelle, les mêmes pièges qui ont été utilisés depuis 40 ans sont toujours autorisés, y compris les pièges, qui sont considérés comme inhumain, même par des groupes modérés…

Nous sommes fiers du fait qu’en soutenant cette industrie durable, nous soutenons également les communautés autochtones canadiennes du Nord et leurs modes de vie séculaires menacés.

Canada Goose et l’industrie de la fourrure en général, prétend aider les populations autochtones, mais en réalité, moins de 2% de la population autochtone du Canada sont impliqués dans la traite des fourrures. Les Trappeurs autochtones, en moyenne, gagnent moins de 400 $ par année, et ne reçoivent que 1% des profits de l’industrie canadienne de la fourrure * (15 Milliards de dollars en 2011)

Il s’agit tout au plus d’une activité d’appoint.

Au-delà de la simple information trompeuse: l’industrie de la fourrure s’est  toujours opposé aux efforts des indigènes pour étiqueter la fourrure avec la mention «piégé par des indigènes». Pourquoi? Parce que l’industrie ne souhaite pas que le public sache combien est faible la part de la production totale produite par les populations autochtones…

L’industrie continue de promouvoir le « mythe » que le piégeage est culturellement et économiquement propre aux Autochtones du Canada. (Pour plus d’informations sur le «piège indigène»  cliquez le lien 4)

Ces communautés sont  éthiques dans leur approche fondamentale de la chasse: Nous nous identifions fortement à leur système de valeurs et cet  engagement se répercute dans la façon dont nous faisons affaires: Canada Goose n’achète pas de fourrure d’élevages.

Au delà de l’aveu que la fourrure d’élevage n’est pas éthique (les marques utilisant la fourrure d’élevage, eux, affirment que trapper n’est pas éthique !)

Canada Gosse ne pourrait pas acheter de fourrure d’élevage même si elle le voulait, parce qu’il n’éxiste  aucune  ferme d’élevage de coyotes.

La  fourrure de coyote ne peut être obtenu qu’avec le piégeage. Canada Goose tourne le dos aux fermes à fourrure, comme si le piégeage était une meilleure option. Pourtant ils achètent leur fourrure dans des maisons de ventes qui vendent également de la fourrure d’élevage.

Malgré cette prise de position ferme Canada Goose n’a pas encore répondu au dilemme moral auquel ils doivent faire face en popularisant la tendance fourrure, il est inévitable que Canada Goose entretien les marchés parallèles comme celui de la fourrure de chien et chat (en provenance de Chine) encore malheureusement légal au Canada ou celui des renards d’élevage (certains concurrents utilisent de la fourrure d’élevage tel Moose Knuckles).

Concernant les Alternative à la vraie fourrure : Les avantages environnementaux d’un produit naturel sont évidents par rapport à l’utilisation de matières synthétiques qui sont parfois décrites comme éthiques

Alors que l’industrie de la fourrure aime à prétendre que la fourrure est naturelle, un aperçu rapide du traitement de la fourrure établit nettement que cette revendication est parfaitement  fausse. Le pelage de l’animal juste après sa mort est décollé puis traité chimiquement afin de retirer les restes de  peau ou de poils encore attachés. Parce que la fourrure serait naturellement biodégradable, chaque peau doit être “habillé” (argot pour l’industrie), afin de stabiliser les fibres de collagène ou les protéines, ce qui arrête le processus de dégradation (de pourrir). Ce processus repose en grande partie sur des produits chimiques toxiques, y compris le formaldéhyde et le chrome, qui sont répertoriés comme carcinogènes et sont par ailleurs toxique pour les humains. D’autres produits chimiques qui peuvent être utilisés ou émis dans les procédés de préparation et teinture et qui apparaissent sur une ou plusieurs liste gouvernementale américaine de produits chimiques toxiques comprennent l’aluminium, de l’ammoniac, le chlore, le chlorobenzène, le cuivre, l’éthylène glycol, le plomb, le méthanol, le naphtalène, l’acide sulfurique, le toluène et le zinc .

Le traitement de la fourrure est si intense que, selon Judith Eger, conservateur en chef des mammifères au sein du Département d’Histoire Naturelle du Musée royal de l’Ontario, les procédés de tannage, de teinture et de cisaillement font qu’il est presque impossible de déterminer de quelle espèce il s’agit tant les séquences génétiques sont endommagées. Enfin  n’oublions pas que les vestes Canada Goose, sont fabriquées avec les mêmes matières synthétiques qu’ils condamnent pourtant lorsqu’il s’agit de parler de fourrure synthétique ! (polyester, nylon et une grande partie est traitée avec un déparlant durable (DWR)).

De nombreuses associations font la promotion de la fourrure synthétique en oubliant l’impact de celle ci sur l’environnement.

Quel crédit peut on apporter à une telle allégation venant d’une marque qui utilise elle même des matières synthétiques pour ses blousons ?

La fourrure synthétique n’est peut être pas la meilleure solution, mais elle à tout de même le mérite d’épargner des vies animales ce qui est tout aussi indispensable que la préservation de l’environnement.

De plus l’utilisation de fourrure n’est pas indispensable : il n’y a pas à choisir entre fausse fourrure et vraie fourrure : un créateur a le choix de n’utiliser aucune fourrure. En revanche si cela apparaît véritablement indispensable pour le créateur, alors la fourrure synthétique est la seule option éthique.

N’oublions pas aussi que les élevages à fourrure ont une empreinte écologique bien plus forte que celle de la fourrure synthétique !

Nous choisissons le duvet, car il est, sans aucun doute, le meilleur isolant du monde … il fournit environ trois fois plus de chaleur qu’un matériau synthétique …

L’armée américaine, les Marine’s et autres forces spéciales sont donc prévenues ! Pourtant le “PrimaLoft” est une microfibre synthétique isolante qui a été développé à l’origine pour l’armée américaine pour sa grande résistance à l’eau. Aujourd’hui, “Primaloft” est le premier fournisseur de textile  isolant de l’armée américaine, les Marine’s et les forces spéciales. Quand il s’agit de l’efficacité thermique, “Primaloft” est une alternative efficace reconnue, alors que le duvet est un mauvais isolant dès qu’il est mouillé qui sèche très lentement.(5)

Nous continuons à chercher de nouvelles façons pour étendre notre partenariat avec le P.B.I (Polar Bears International ) et ainsi soutenir l’engagement important de l’organisation de la conservation mondiale de l’ours polaire et de son habitat.

Dani Reiss aime mentionner que Canada Goose est un soutien de Polar Bears International, un “groupe dédié à la conservation pour sauver les ours polaires” à travers “la recherche, l’éducation et l’action”. Reiss est en fait aussi le président du conseil d’administration (conflit d’intérêts ?), Et selon sa biographie, il a un engagement passionné pour les ours polaires, de l’extrême Nord, et la préservation de toutes les créatures sauvages et de l’habitat

Mais si Reiss est si profondément attachée à la préservation des ours polaires, pourquoi achète t’il ses peaux de coyote dans l’une des deux seules maisons de ventes Canadienne qui vend encore des peaux d’ours polaires (Fur Harvesters Auction dans le Nord Bay)?

Tout cela ressemble plus à une tentative pour donner une belle image éco responsable.

Conclusion :

Canada Goose  a dépensé beaucoup trop d’énergie à essayer de justifier et de légitimer son utilisation de la fourrure pour reculer aujourd’hui.

Par conséquent, le public doit s’attendre à ce que les campagnes marketing et la mise en place de relations publiques perdurent avec l’aide du conseil canadien de la fourrure.

Pourtant les alternatives à Canada Goose sont infinies! Pourquoi choisir un produit aussi controversé qui implique autant de souffrance animale et de pollution environnementale ? 

(faites le point sur les textiles polluants en lisant le lien 6) 

Si Canada Goose a réellement envie de devenir une marque éthique et moderne, nous lui demandons de sérieusement investir dans la recherche de matériaux non polluants et sans souffrance animale : c’est ce que fait la créatrice Stella Mc McCartney qui fait développer ses propres matières…c’est cela être vraiment éthique et écologique : la créatrice Britannique prend 4 fois plus de temps que les autres créateurs pour développer ses propres matériaux. Réduire son impact sur l’environnement sans cautionner la mort d’animaux est chez elle une donnée non – négociable, une exigence de chaque instant qui devrait inspirer tout l’univers de la mode et du textile.(7)

 

(1) http://www.youtube.com/watch?v=a9ibmOxF_dQ&feature=player_embedded

(2) http://www.wawataynews.ca/archive/all/2012/3/16/wolverine-trapped-pagwa_22549

(3) http://furtrimisatrap.com/the-cruelty-trap/

(4) http://furtrimisatrap.com/the-indigenous-trap/

(5) http://www.primaloft.com/fr/performance/home.html

(6) http://www.come4news.com/la-fourrure-joue-avec-le-faux-475486

 

(7) http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202565010985-stella-mccartney-impose-ses-valeurs-ecolos-dans-la-mode-539433.php

 Traduit, résumé et adapté à partir du site www.furtrimisatrap.com

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(Source : )

l’hécatombe chez SAGA furs : 3.3 Millions d’animaux sacrifiés pour la mode.

La maison SAGA furs, regroupement d’éleveurs, véritable organe de promotion et de création de fourrure et responsable de la résurrection de la filière, annonce des chiffres records lors de ses dernières ventes aux enchères.

Tous les 3 mois les fourrures sont vendues par lots à des acheteurs qui représentent les grandes maisons de mode et l’industrie du textile.

600 000 peaux de visons se sont vendues des la première journée de ventes à des prix en hausse par rapport à la dernière vente.

Principaux acheteurs : La Chine, la Grèce, l’Italie et la Turquie.

Total de la vente sur la semaine : 2.7 millions de peaux.

100 000 peaux de renards argentés.

500 000 peaux de renards bleus.

La vente aux enchères a réunis 700 acheteurs de tous les marchés. La valeur totale des ventes est estimée à 368 millions d’euros.

La maison se réjouit aussi que 70 % des dernières collections contenaient de la fourrure !

Elle déclare également un positionnement de qualité optimale « le point de départ est de trouver les bons gènes chez les reproducteurs et les sélections appropriées pour la reproduction. » (1)

Au passage, notons encore un gros mensonge de la filière fourrure dévoilé ! Elle qui se veut soit disant naturelle : croisements génetiques, mise à l’insémination des femelles… on est loin de la nature et de la soit disant régulation des espèces.

En revanche l’impact écologique des élevages est bien réel lui !

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Selon leur site, SAGA furs reste LA société de fourrures garantissant la meilleure sélection de renards et de visons européens ainsi que les meilleurs standards de bien être animal.

C’est également SAGA furs qui à mis à disposition des créateurs et des médias féminins tout un argumentaire déculpabilisant « prêt à l’emploi »  sur la fourrure.

On ne peut que rester sans voix devant la marchandisation sans pitié,  ni respect du vivant, alors qu’il est possible de faire autrement.

Quoi qu’en dise la filière, pour faire de la fourrure il faut enfermer des animaux en cages et les électrocuter à un moment donné.

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(1)

http://www.sagafurs.com/en/News/Saga+Lumi+Royal+symbolizes+a+quality+philosophy

Un grand merci à Monaco hebdo d’avoir relayé notre campagne !

Lettre à KARL LAGERFELD

Monsieur Karl Lagerfeld

Il y a 3 ans, vous plébiscitiez la fourrure synthétique, dans le cadre d’une collection CHANEL affirmant qu’elle était devenue aussi belle que la fourrure animale…

Dernièrement vous chantez les louanges de votre chatte adorée choupette.

Pourtant, dans le cadre de vos activités dans la mode, vous continuez à cautionner la mort de millions d’animaux, notamment pour la marque FENDI pour laquelle vous êtes directeur artistique.

Cela est pour beaucoup d’entre nous, incompréhensible…ces visons et ces renards pourraient être votre animal de compagnie !

Comment un homme de talent, extrêmement cultivé, comme vous, peut se fourvoyer dans une industrie qui reste  scandaleusement barbare, inutile  et arriéré représentant la mise à mort d’animaux pour un simple effet de style.

A cela s’ajoute l’impact écologique immense des milliers de fermes d’élevages ainsi que le gaspillage colossal des ressources naturelles : des millions de litres d’eau et d’aliments protéinés pour alimenter des animaux, générant d’autres pollutions, sur une planète déjà très  affaiblie.

Nous souhaitons nouer un dialogue avec vous afin d’évoluer vers une mode non violente, sans fourrure animale.

Nous vous demandons de ne plus écouter le discours trompeur et déculpabilisant de la filière fourrure, et de prendre conscience des souffrances des animaux.

Vous avez le pouvoir d’arrêter cela.

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Communiqué de presse.
 
Pour la première fois une campagne d’affichage dénonce l’utilisation de fourrure dans la filière mode à Monaco.
A partir du 25 février, 10 affiches seront visibles en principauté et rappelleront la réalité de la fourrure.
L’association animavie, dans le cadre de sa campagne pour une mode non violente, sans fourrure animale, affiche son visuel dans les rues de la Principauté.
Le but est d’inciter la clientèle monégasque à faire des choix respectueux vis à vis de l’environnement et des animaux en refusant les articles en fourrure animale pour de nombreuses raisons : 
Écologie bafouée : la production de fourrure animale représente une des plus haute empreinte écologique dans le secteur du textile,  les O.N.G ou encore le F.A.O dénoncent l’impact colossal des élevages d’animaux.
Pour la fourrure ce sont 6 000 élevages, rien qu’en Europe, qui participent pleinement aux pollutions environnementales.
Ressources naturelles gaspillées: Le Député François Loncle nous rappelle qu’il faut 80 millions de tonnes d’aliments protéinés pour nourrir les élevages destinés à la filière mode rien qu’en Finlande.
Dans ce pays la moitié de la production de hareng sert à nourrir ces animaux.
Tout cela engendre un coût écologique énorme pour une production hyper énergivore.
Animaux massacrés : des dizaines de millions d’animaux sont élevés puis tués pour un simple effet de style : dans les élevages (85% de la production mondiale) la vie des animaux se limite à une cage, en contradiction totale avec les besoins physiologiques élémentaires des animaux.
Fourrure synthétique ignorée : des matières organiques ou encore les fourrures synthétiques de luxe existent et permettraient aux créateurs de travailler une matière noble sans tuer aucun animal.
Enfin nous venons d’écrire à S.A.S le Prince Albert II afin de lui demander de prendre des mesures pour interdire la vente de fourrure à Monaco.
contact : mercilamode2000@gmail.com
Notre passage sur radio ethic : http://www.radioethic.com/les-emissions/ecologie/protection-de-la-nature/anti-fourrure-a-monaco.html
Retourner à l’accueil : http://mercilamode2012.tumblr.com/

Communiqué de presse.

 

Pour la première fois une campagne d’affichage dénonce l’utilisation de fourrure dans la filière mode à Monaco.

A partir du 25 février, 10 affiches seront visibles en principauté et rappelleront la réalité de la fourrure.

L’association animavie, dans le cadre de sa campagne pour une mode non violente, sans fourrure animale, affiche son visuel dans les rues de la Principauté.

Le but est d’inciter la clientèle monégasque à faire des choix respectueux vis à vis de l’environnement et des animaux en refusant les articles en fourrure animale pour de nombreuses raisons : 

Écologie bafouée : la production de fourrure animale représente une des plus haute empreinte écologique dans le secteur du textile,  les O.N.G ou encore le F.A.O dénoncent l’impact colossal des élevages d’animaux.

Pour la fourrure ce sont 6 000 élevages, rien qu’en Europe, qui participent pleinement aux pollutions environnementales.

Ressources naturelles gaspillées: Le Député François Loncle nous rappelle qu’il faut 80 millions de tonnes d’aliments protéinés pour nourrir les élevages destinés à la filière mode rien qu’en Finlande.

Dans ce pays la moitié de la production de hareng sert à nourrir ces animaux.

Tout cela engendre un coût écologique énorme pour une production hyper énergivore.

Animaux massacrés : des dizaines de millions d’animaux sont élevés puis tués pour un simple effet de style : dans les élevages (85% de la production mondiale) la vie des animaux se limite à une cage, en contradiction totale avec les besoins physiologiques élémentaires des animaux.

Fourrure synthétique ignorée : des matières organiques ou encore les fourrures synthétiques de luxe existent et permettraient aux créateurs de travailler une matière noble sans tuer aucun animal.

Enfin nous venons d’écrire à S.A.S le Prince Albert II afin de lui demander de prendre des mesures pour interdire la vente de fourrure à Monaco.

contact : mercilamode2000@gmail.com


Notre passage sur radio ethic : http://www.radioethic.com/les-emissions/ecologie/protection-de-la-nature/anti-fourrure-a-monaco.html

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Inside un élevage à fourrure…..vidéo la plus récente tournée en Europe !

Alors que nous mobilisons actuellement nos parlementaires autour d’un projet de loi contre la fourrure* et que notre campagne d’affichage commence bientôt,

nous souhaitons mettre en place un débat médiatique sur l’utilisation de la fourrure animale en France dans la mode.

Nous relayons pour la France, la dernière caméra cachée tournée dans une ferme d’élevage à fourrure mettant à mal toutes les directives de bien-être animal fréquemment mises en avant par la filière**.

 Le réseau Nettverk for dyrs frihet (Network for Animal Freedom) s’est introduit en caméra cachée dans une ferme d’élevage.
Animavie se fait donc le relais, en France de cette vidéo, car les fourrures d’Europe se retrouvent sur le marché français.

Nous avons interviewé Ola Waagen, auteur de cette vidéo :

Animavie Ola, on reproche parfois aux défenseurs des animaux de n’utiliser que des anciennes vidéos. Quand et où cette vidéo a-t-elle été tournée ?

Ce film a été tourné le 5 Août 2012 dans la campagne norvégienne. C’est donc une vidéo récente.

 Animavie : Cette fourrure sera utilisée par de nombreux couturiers français. Connaissez- vous les marques qui achètent les fourrures ?

Cette fourrure est proposée lors de ventes nationales à Helsinki en Finlande ou à Copenhague. Nous n’avons pas de données précises sur les acheteurs potentiels car les fourrures sont vendues par lots selon leur qualité. Des fourrures provenant de différentes exploitations peuvent se retrouver dans les mêmes lots pour un même acheteur. Selon moi, elles sont vendues à des grossistes qui préparent les peaux avant de les vendre à des créateurs de mode.

 Animavie : Il y a de nombreuses directives européennes qui assurent et contrôlent le bien- être animal dans les élevages. Avez-vous eu cette impression de bien être animal en visitant cette ferme ?


La législation européenne en Norvège, comme en France, adopte ces directives et les renforce par des lois nationales afin de proposer un compromis entre les besoins industriels et les standards de bien-être animal. Mais cela favorise toujours l’industrie. Notre position est que ces directives n’accordent pas le bien-être nécessaire à ces animaux. Des cages exiguës sans possibilité de creuser le sol pour les renards, pas d’accès à l’eau pour les visons, tout cela en contradiction totale avec leurs besoins physiologiques élémentaires. Troubles du comportement, détresse psychologique, auto mutilation et agressivité retournée contre eux car les animaux deviennent fous à cause du confinement.

 Animavie : Concernant l’écologie,  la filière fourrure est loin d’être “green”, n’est-ce pas ? Avez-vous pu constater des dégâts environnementaux ?

 Lorsque vous approchez des élevages, la première chose que vous remarquez est l’odeur. La plupart des fermes relâche les déjections*** directement dans les sols et cela créé d’immenses marécages d’excréments qu’il faut traverser avant d’accéder aux cages. Bien sûr, les déjections produisent des dégâts importants au niveau local.  De plus, le traitement des peaux avant d’être utilisées, comporte de nombreux produits chimiques.

* http://mercilamode2012.tumblr.com/post/27115341281/fourrure-une-proposition-de-loi-bientot-deposee-a


**Directive du Conseil 95/98 (CE), Règlement 1099/2009 (CE), Règlement 1/2005 (CE) et le nouveau label « origin assured » label écran qui garantirait aux consommateurs que les animaux utilisés sont issus d’un pays appliquant les législations sur la bientraitance animale.

 

*** 01 vison produit 90Kg de lisier par an donc un manteau de 80 visons donne  3 600Kg de lisier dont 6Kg de phosphore toxique.

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